samedi 24 décembre 2011

Cadeaux de Noël


Noël est le moment privilégié de l'année où l'on fait des cadeaux à ses proches. Mais que signifie exactement le cadeau ?
J'aurai envie de penser que cela signifie "Je tiens à toi ou tu es important(e) pour moi, et ce cadeau est là pour te le rappeler". Il existe aussi le cadeau "je ne viens pas les mains vides", mais ce n'est celui dont je veux parler.
Il se trouve que pour différentes raisons, le sens du cadeau, même pour moi, n'est plus très clair.
D'abord, il y a le battage publicitaire et commercial qui nous intime que tel ou tel objet est le cadeau qui fait plaisir à nos proches.
Ensuite, il y a l'angoisse du donneur qui a peur de ne pas bien donner. Ai-je donné assez en quantité, c'est à dire en argent. Assez en qualité ? Le cadeau va-t-il lui faire plaisir ? Est-il assez original ? Assez personnalisé ?
Finalement, la mission du cadeau qui est à l'origine, un simple message d'amour ou d'amitié, devient une véritable galère.
Il peut aussi arriver que l'on offre quelque chose que l'on aurait aimé recevoir. Il est toujours mieux de ne pas détester ce que l'on offre mais l'objectif est quand même de faire plaisir à l'autre.
D'où l'intérêt de revenir au sens originel du cadeau. Un petit cadeau pensé pour la personne à laquelle il est destiné, en ayant pensé à ses goûts, à ses besoins ou à ses désirs, est souvent mieux reçu qu'un cadeau plus gros et impersonnel.
Parfois, un seul petit mot écrit pour accompagner ou pas une babiole est reçu comme un trésor.
Un cadeau fabriqué de ses propres mains en pensant à son destinataire est inestimable.
Souvent il y a le problème de l'échange de cadeaux. Mon cadeau sera-t-il aussi bien que celui que je vais recevoir.
Certains vont vouloir faire le plus beau cadeau, ou le plus gros ou le plus cher. D'autres s'appliqueront à un strict minimalisme sur ce sujet. La valeur que l'on accorde à une personne n'est heureusement pas proportionnelle à la valeur du cadeau.
Il y a aussi l'argent. Je te donne de l'argent ou un bon cadeau, comme ça tu pourras t'acheter ce qu'il te plaît.
Incidemment, cela t'évitera d'avoir à revendre ton cadeau sur ebay.
Le souci dans un échange d'argent, c'est que le cadeau se compenser et peut même s'annuler. Tu me donnes 100 et je donne 60: soit tu es plus riche que moi, soit je t'aime davantage, mais le solde net reste de 40 et le cadeau de 60 est pour ainsi dire annulé.
Bref argent et cadeau ne font pas bon ménage.
Mais amour et cadeau s'entendent assez bien.
"Je tiens à toi ou tu es important(e) pour moi, et ce cadeau est là pour te le rappeler". ;-)

Centres automobiles...


Le magazine 60 millions de consommateurs du mois de mai a fait un test grandeur nature sur l'entretien automobile et plus particulièrement sur les centres auto type Speedy, Feu vert, ou encore Midas.
Ils se sont déplacé dans différents enseignes de centres auto au hasard dans plusieurs régions de France, le meme nombre de centre a été testé pour chacune des enseignes.
Pour que létude soit "équitable" chacune des enseignes a été testé sur le forfait révision complet avec diagnostic electronique qu'aujourd'hui toutes les enseignes proposent.
Les enseignes téstées sont :
- Speedy
- Midas
- Roady
- Feu vert
- Norauto
- Point S

Le test est basé sur les points suivants :
- Accueil = 5%
- Locaux = 5%
- Clarté des prix = 10%
- Vidange = 10%
- Détection des anomalies = 70%

Voici le classement final que je vais ensuite expliqué :
L'enseigne ayant obtenu la meilleure note est Speedy (15/20) puis Midas (13/20) puis Roady (10.5/20) puis Norauto (9/20) et en dernier Point S (5.5/20).

Voilà pour le classement général maintenant en ce qui concerne chaque critère de notation :
Accueil : Speedy, Feu vert, Norauto et Point S sont "BON", Midas et Roady sont "ACCEPTABLES"
Locaux : Midas, Feu vert, Roady et Norauto sont "BON", Speedy et Point S sont "ACCEPTABLES"
Clarté des prix : Speedy, Midas, Roady et Feu vert sont "TRES BIEN", Norauto est "ACCEPTABLE" et Point S est "INSUFFISANT"
Vidange : Speedy, Midas, Roady et Feu vert sont "TRES BON", Norauto est "ACCEPTABLE" et Point S est jugé "INSUFFISANT"
Détection des anomalies : Speedy est "BON", Midas et Roady sont "ACCEPTABLE", Feu et Norauto sont "INSUFFISANT" et Point S est jugé "TRES INSUFFISANT"

Cela ne reflète pas forcément la réalité individuelle mais ce test est le reflet d'une vision élargie. Bien évidement il se peut que le centre Speedy près de chez vous soit une vraie catastrophe et vice versa pour Point S.
Cela donne une idée de la qualité "générale" d'une chaine de centre auto et donc du sérieux du service et de la qualité des prestations d'un point de vue global.
http://www.leon2passion.com/t18281-test-de-differentes-enseignes-de-centre-auto

Indécence et Argent

Ce sujet revient sur le devant de l'actualité avec l'approche des élections 2012, mais surtout avec l'annonce de l'acquisition de David Beckham par le PSG. La vedette du foot ne touchera rien moins que 800.000 euros par mois pour sa prestation sportive associée à la prestation médiatique du PSG.

Il y a l'indécence liée à la loi de l'offre et de la demande. C'est le cas du foot mais aussi celui de la bourse et des traders, mais aussi celui des vedettes et de certains artistes. Le rêve est très demandé et peu offert. Cette indécence ne choque pas que ceux qui ont un regard critique sur le système libéral.

Et puis il y a l'indécence des conseils d'administrations qui se partagent les bénéfices des sociétés, celle des petits moyens ou grands entrepreneurs qui ont pris des risques avec l'argent des autres et qui croient que l'essentiel des bénéfices leur revient de droit. Il y a aussi ces politiques qui profitent de l'argent public pour s'attribuer des salaires et des retraites disproportionnés.

Que le talent ait un prix. Soit. Mais il faut une limite aux excès de la loi de l'offre de la demande et surtout à l'indécence des profiteurs, magouilleurs et égoïstes en tous genres qui méprisent le talent et le travail des autres pour s'arroger la plus grosse part du gâteau.

Donc il faut non seulement instaurer au niveau mondial des salaires minimum et maximum, mais aussi limiter tout ce qui est enrichissement personnel par spéculation, gestion ou commerce douteux, abus de droits et de biens sociaux.

Pour ce qui est des revenus liés à des investissement en bourse, à des parts en capital dans des entreprises et des industries, de même que pour les rentes foncières, je propose également un plafonnement des revenus individuels.

Je vais même jusqu'à inclure l'héritage dans les enrichissements illégitimes à plafonner d'urgence.

C'était mon coup de gueule de Noël 2011.

Par exemple, dans un premier temps, je voterai bien pour :
1- instituer un salaire minimum mondial et gradué par pays en fonction du niveau de vie
2- instituer un salaire maximum limité à 25 fois le salaire minimum (taxe=100% au delà)
3- taxer à 90% dès que le salaire dépasse 10 fois le salaire minimum

Cela permettrait à 95% des humains de profiter beaucoup plus du fruit de leur travail et de laisser une motivation monétaire à ceux qui veulent gagner le maximum.

Par exemple, dans un pays riche, pour un SMIN de 1500€, le SMAX serait de 37500€ par mois, mais dès 15000€ de salaire mensuel, la progression serait très ralentie.
Le salaire maximum annuel serait de 450.000€
Quelqu'un qui gagne aujourd'hui 2000€ par mois gagnerait plutôt 3000€.
Quelqu'un qui gagne aujourd'hui 5000€ par mois gagnerait plutôt 7000€.

Dans un pays pauvre, pour un SMIN de 300$, le SMAX serait de 7500$ par mois, mais dès 3000$ de salaire mensuel, la progression serait très ralentie.


http://m.marianne2.fr/Salaire-maximum-la-decence-minimum_a182435.html
http://www.salairemaximum.net/
http://www.facebook.com/topic.php?uid=35538980985&topic=9229
http://www.rue89.com/2011/06/08/pensez-vous-instaurer-un-revenu-maximum-ne-depassant-pas-30-fois-le-salaire-minimum-vital

dimanche 18 décembre 2011

L'Origine de l'Univers et le Néant


On ne peut plus dire scientifiquement que l'univers a une origine.
En fait on en sait rien. Le mot origine signifie achèvement ou conclusion.
Car à chaque qu'on veut expliquer l'origine en physique, on utilise une autre entité physique qui la précède.
L'origine des atomes est le processus dont l'achèvement correspond à l'apparition des atomes.
Si nous voulions décrire physiquement l'origine de l'univers, nous devrions mettre dans le néant qui l'a précédé les principes physiques qui rendent possibles son apparition.

Et le néant ne serait plus le néant.

http://www.arte.tv/fr/Origine---Etienne-Klein-est-l-invite-de-Raphael-Enthoven-dans-Philosophie/2235124,CmC=4304648.html


L’origine est non seulement la cause, le fondement, la source, la source vive, le berceau, le commencement, la création, ou encore la naissance… mais aussi un paradoxe absolu, puisqu’elle prétend se situer avant le temps, dans un temps qui précède le temps lui-même, ce qui est ouvertement contradictoire. Ce n’est pas un hasard, à ce titre, si l’on emploie l’expression de « nuit des temps » pour qualifier l’origine, car rien n’est plus obscur qu’une telle idée. De l’origine de l’univers (dont l’anagramme est, comme par hasard, « un vide noir grésille ») à l’origine du monde selon Gustave Courbet, nous nous proposons, en compagnie du physicien (et merveilleux pédagogue) Etienne Klein de nous aventurer à la lisière de l’existence elle-même, en deçà du « mur de Planck », là où les nombres s’affolent et où la logique argumentative se transforme en poésie.

INVITÉ : ETIENNE KLEIN
Ancien élève de l'École Centrale, titulaire d’un doctorat en philosophie des sciences, Etienne Klein est directeur de recherches au CEA. Il dirige actuellement le Laboratoire de Recherches sur les Sciences de la Matière, installé à Saclay. Au CERN, il a participé à la conception du grand collisionneur de particules européen, le LHC. Il a enseigné pendant plusieurs années la physique quantique et la physique des particules à l'École Centrale de Paris, et est actuellement professeur de philosophie des sciences. Spécialiste de la question du temps en physique, Etienne Klein est l'auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation. Il vient de publier : Discours sur l'origine de l'univers (Flammarion, 2010), Le small bang des nanotechnologies (O. Jacob, 2011)

VOIR LE BONUS :
Filmés juste après le tournage, Raphaël Enthoven & Etienne Klein parlent de l'émission en exprimant leurs regrets et leurs joies...

samedi 17 décembre 2011

Dialogue sur le jugement

BB À un ami qui vous affirme "moi, je ne porte pas de jugement sur les autres", que répondez vous ?



UH Je suis plutôt celui qui dit ne pas juger, voila pourquoi ta réponse m'interesse. Avoir une opinion est-ce un jugement?

PJ non pas forcement mais peur etre au fond de nous on juge malgré tout !peut etre?!parfois je cris

BB Dire qu'on ne juge pas les autres revient à nier sa propre subjectivité. On peut essayer de la gommer un peu mais elle va réapparaître comme une encre sympathique. Ne vaut il pas mieux accepter que nous portons des jugements et cela faisant les évaluer, les soupeser et les relativiser ?
On se rend compte après coup que souvent notre jugement était biaisé. Il est donc important de ne pas lui accorder une confiance absolue et surtout de ne pas le communiquer prématurément aux autres.
Avoir une opinion quand elle concerne une qualité non visible ou prouvée revient à porter un jugement. Dire que quelqu'un est obèse est une constatation, dire qu'il est con peut souvent être un jugement. Quoique parfois les preuves sont accablantes.
Dans un certain nombre de cas d'ailleurs, il me semble important de porter un jugement, et d'agir en conséquence, pour ne pas s'enliser ou se faire déborder :)

UH Si donc on ne communique pas le "jugement" attendant de voir son bien fondé, ne lui faisant pas confiance aveuglement et que l'on relativise, n'est-ce pas alors ne pas porter de jugement?

JG Qui ne relève que de l'EGO..pour nous amener sur une plate forme de "tort ou raison" qui sont des concepts évolutifs et révèrsibles..

UH Je comprend les mots du commentaire mais ne vois pas vers quoi cela tend!?

LD on porte toujours un jugement

UH Pas d'accord! Mais je veux bien changer d'avis si on s'entend sur ce qu'est un "jugement"!?

LD donc je n aime pas les jugements de valeur pasrce qu ils sont subjectifs parfois meme de simples prejuges

LD un jugement, un exercice individuel qui consiste a apprecier correctement ou non, un fait

UH Donc, malgré que tu aies validé le propos de BB disant que l'on juge, tu rejoins mon propos qui dit que justement on est en mesure de ne pas le faire, si du moins on a un minimum conscience de soi. Car c'est là que l'épineux problème de nos pensées assassines portent, c'est à dire du flot incessant de nos pensées... hors de contrôle la raison établit et définit son environnement quasi automatiquement, et en cela elle porte jugement sur les choses et-ou gens. Sauf si on en a conscience...
UH Là je te rejoin: le jugement est une appréciation personnelle d'une information, personne, chose.

VT C'est faux! On porte tous des jugements...c'est naturel. Maintenant il faut différencier la personne et son comportement. On peut aimer une persone et ne pas apprécier son comportement. Porter un jugement sur les actes n'est pas gênant. :))

UH Hum... apprécier quelqu'un mais pas son comportement, quand il est en statue ^^

UH Ce n'est pas parce que l'on ne sait pas faire une chose qu'elle est impossible! Tout tient dans la pratique...

VT La manière de s'exprimer, de dialoguer avec les autres dans un groupe ou sur son mur sont des comportements ^^

LD on fait des jugements , des appreciations, je trouve pas anodin de faire des jugements sur les actes d'autrui

UH Désole, cela ne me permet pas d'avoir un jugement sur lequel je peux compter! Tant que je ne rencontre pas la personne, qu'en suite le temps et surtout les événements ne me montrent à qui j'ai affaire, j'évite! De plus ici seul une très petite facette est visible, je serais un con de m'y fier!

VT Moi je trouve qu'on perçoit des choses bien plus subtiles sur le plan virtuel que dans le réel. Le recul face à l'image et aux attitudes préparées.........les avatars sont aussi très révélateurs ;o))

NN Les personnes qui ne jugent pas tout ce qui bouge sont les moins intéressantes. Juger, c'est ramené à soi un trait que beaucoup envieraient et voudraient avoir, juger est un exercice qui octroie à la personne qui le pratique la nécessité d’affûter sa vision des choses.
Plus on juge les personnes -au tout début de l’expérience-, plus on se trompe -la plupart du temps- sur eux. Le jugement d'autrui commence effectivement à l'âge ou l'enfance nous permet encore de jouir de cette liberté d'action qui n'est pas encore courbée par la morale et l’éthique, comme l'enfant qui dit à sa tante qu'elle n'est pas belle ( la vérité sort souvent de la bouche des enfants comme disent certains ), mais à cet âge là, on connait très peu les traits humains et la valeur vraie des choses, n’empêche que le jugement ( habile ou pas ) y est joint. A l'âge adulte, l'individu qui veut atteindre une connaissance assez large sur le comportement de l'homme et sa psychologie, se doit de juger tout le temps, à chaque mouvement, chaque oeuvre, chaque sourcillement, et c'est bien pour ne plus avoir se tromper, qu'il doit apprendre qu'on juge sans le vouloir, et qu'il faut savoir la technique du jugement pour user d'elle à bon escient. L'exercice mènera vers une seconde nature qui elle deviendra efficace face aux gens, aux choses. Ça fera éviter les mauvaises surprises, donnera une dextérité dans les relations humaines, et permettra une certaine aisance sociale laquelle aura que des bienfaits. Il ne faut pas oublier aussi que juger les autres c'est apprendre à se juger soi-même, car on a tendance à oublier que les tares des autres ne sont que le reflet d'une image qu'on aimerait bien autre que de nous-même.

UH il me semble que l'aspect de l'utilité du jugement s' échappe du propos comme si nous avions un couteau suisse qui peut tout faire (voila pourquoi la boutade) or donc; Est-ce que le "jugement" a une finalité?

VT Construire son égo en se comparant à celui des autres...en somme tester ses limites pour passer outre...ou non. Mais lejugement est une peur de l'autre aussi.....un désir de se qu'on aimerait être et qu'on ne croit pas pouvoir être !
UH Alors, avec ce sens là de l'utilité du jugement, vraiment, non merci :)

VT Ne me dis pas que tu n'as jamais fait ça :))

BB Ne pas juger pour ne pas condamner est compréhensible. Mais ne pas prendre partie n'est pas toujours facile. Il y a peut être une sagesse à savoir garder une neutralité dans son jugement sur autrui.

CR Tout à fait, maîtrise de soi en empêchant nos pensées galopantes d'émettre un jugement spontané issu de préjugés inconscients.

CR On émettra un jugement, plus tard, en veillant à laisser une porte ouverte ... c'est à dire en restant ouvert à une évolution du comportement jugé, et ensuite ajuster notre jugement à cette évolution. :)

VT Le jugement spontané est le plus vrai.....le plus proche de ce que nos sens ont compris. Ensuite en faire une vérité générale pour tous est un autre sujet....ce que chacun perçoit n'est pas la vérité pour les autres. Il faut donc avoir le courage d'emettre un jugement et de l'assumer face au groupe.

VT Bcp trop de personne ne veulent pas émettre de jugement pour être consensuels....ils se mentent d'abord à eux-mêmes pour acheter le regard des autres.

CR Le jugement spontané se base à mon avis, sur les apparences ... Je préfère attendre un peu et voir ce qu'il y a derrière ...

VT Non l'intuition....qui se trompe peu et qu'on écoute pas assez!

CR Si l'intuition laisse la chance pour qqu'un de maladroit en société, un timide. par ex, de ne pas être catalogué d'ours mal léché parce qu'il se sera comporté comme tel alors qu'il a un coeur d'or, et bien ok ...

VT L'image que lui renvoie le miroirqui ne se base que sur les apparences l'aidera à se remettre en cause et à progresser. Dommage d'être gentil et que cela ne serve à ren ;))

VT A l'inverse l'intuition permettra à celui ou celle quie élabore ses apparences de e pas tromper sur sa vraie personne et ses véritables intentions....

CR Tu as raison, à lui de progresser pour se faire accepter ... et en attendant subir le jugement sur son comportement ... Je choisis de plus en plus de donner une chance ... bien sûr que le jugement spontané vient, et s'il est négatif, je garde une option "je peux me tromper" ou "ce n'est pas sa nature profonde" qque chose comme ça ... Mais bien sûr je ne peux faire cela avec tout le monde. D'ailleurs je connais qqu'un aujourd'hui, qui est en train de devenir un très bon ami, et si je l'avais jugé à son comportement de départ, je le prendrais pour un agressif et un méchant. ...

VT Mais c'est peut être la cas...mais à ton contact il tente sa chance et saisi l'opportunité de changer !
Subir le jugement de son comportement est entièrement normal........
Nous avons tous la possibilité de changer ce qui n'est pas bon en nous....et c'est au contact des autres et de leurs jugements que nous le faisons.

BB Quand mon ami parlait de juger les autres, il devait penser à communiquer son jugement de façon privée ou publique. Une intuition qui peut être utile pour se préserver ou se positionner peut être très nocive si elle se propage dans l'esprit des autres.

CR je sais VT, en effet c'est naturel, mais il y a qque chose d'injuste à juger sur les apparences ... un ado peut se braquer ... mais s'il sent que la personne en face ne croit pas à à la méchanceté qu'il montre, alors il se sent plus en confiance et peut montrer aussi sa gentillesse ... comportement = arme défensive, souvent ... Mais tu connais beaucoup mieux que moi le sujet sur les adolescents. Je peux me tromper ...

VT C'est pour cela que je disais au début qu'on peut apprécier et/ou aimer qq'un et ne pas toujours aimé son comportement. Emettre un jugement ne signifie pas plus aimé.....c'est une manière parfois même d'accorder de l'intérêt. Ensuite on ne juge pas que sur les apparences en permanence, mais parfois sur un ressenti....qq chose qu'on n'explique pas obligatoirement de manière rationelle mais qui est là à l'état latent. Un jugement ne condamne pas une relation....parfois même c'est souvent le début ;)

CR ah ça c'est chez les gens intelligents ! et tant mieux s'ils sont nombreux ! lol

BB J'aime cette réponse. Un jugement bienveillant en tête à tête est souvent un service à donner. Un jugement gratuit et sommaire jeté en pâture à la vindicte populaire est destructif. Entre les deux il y a un continuum où il n'est toujours aisé de placer le curseur.

VT Le jugement gratuit et sommaire jeté en pâture à la vindicte populaire dépasse largement le cadre du simple jugement que nous faisons tous tous les jours.........c'est un profond désir de faire mal, de détruire l'image de l'autre parce qu'on déteste celle qu'on a de soi.

UH Je suis pas étonné que ce soit des femmes qui croient aux vertus du jugement. Souvenons-nous de Salomon. La peur est le moteur du jugement d'autrui est dans beaucoup de culture c'est le femme qui est visée. Tandis que la plupart du temps l'homme bénéficie de jugement positif, soit par amour de sa mère, quoi qu'il fasse: "Te laisse pas faire mon fils! Soit fort!", soit par le père qui le positionne au devant des regards tout en lui prodiguant de s'affirmer. BB a raison de précise qu'il s'agit du domaine du privée et cela me rappel l'histoire des 4 singes...

VT Toi aussi t'as lu la Bible UH !!

UH Il n'y a pas que ça dans mon propos ^^

VT Nous avons tous des jugements, exprimés ou non, car nous avons tous construit individuellemnt notre système de valeurs qui sont des filtres pour apréhender le monde extérieur. L'exprimer en privé ou non ne change pas grand chose au fond. Certains par perversité savent se taire, font semblant de na pas entende et de ne pas voir....pour amener plus facilement leur proie là où ils en ont besoin ^^

lundi 12 décembre 2011

Les arnaques des abonnements UGC


Lettre d'un client insatisfait:
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Nous sommes très mécontents de votre service.
Vous avez interrompu notre abonnement UGC Illimité sans avertissement car le prélèvement aurait été rejeté par notre banque.
Je vous rappelle que j'ai fait mon dossier avec le responsable de l’UGC Normandie. Je lui ai donné tous les papiers et signatures demandées. Il m’a délivré ma carte utilisable immédiatement en me précisant qu’UGC s’occupait des démarches et que je n’avais plus rien à faire.
Votre service client, que j’ai appelé récemment, prétend qu’UGC Normandie m’aurait donné une autorisation de prélèvement que j’aurais du remettre à ma banque. Ce qui est totalement faux. J’étais prêt à régler le mois en cours par carte bleue pour débloquer la situation mais l’attitude anti commerciale de votre service m’en a dissuadé.
Donc non seulement vous interrompez mon service sans même me téléphoner, vous m’envoyez un courrier après coup, mais en plus vous avez le toupet de me réclamer 20€ de pénalités.
Je trouve le procédé à la limite de l’escroquerie puisque d’une main vous offrez les frais d’inscription de 30€ et de l’autre main vous essayer de prendre 50€. Car outre les 20€, il s’agit d’un mois (et peut-être davantage) où ne pourrons pas profiter de notre abonnement.
En conséquence, non seulement, il est hors de question de payer la moindre pénalité, mais nous exigeons de ne pas payer pour la période où notre abonnement a été interrompu et que vous nous dédommagiez pour le préjudice subi. Sans réponse satisfaisante de votre part sous huitaine, ce dossier sera transmis à notre avocat.
Merci de faire suivre une copie de ce courrier à votre service qualité.
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Ce courrier peut-être réutilisé avec peu de modifications par les victimes de ce type de procédés douteux.
D'ailleurs il y en a déjà quelques uns qui sur le web:
http://www.rue89.com/rue89-culture/2011/12/12/comment-ma-carte-ugc-illimite-ma-rendue-folle-227452
http://forum.lesarnaques.com/abonnement-cinema-club-gym-fitness/ugc-desactivation-carte-resiliation-t65692.html
http://www.come4news.com/labonnement-ugc-illimite,-difficile-de-sen-debarrasser-333913

dimanche 4 décembre 2011

Raison, Intuition et Foi

Avons-nous une âme ?
Si oui que représente t elle précisément et à quoi sert-elle ?
Est-elle immortelle ?
Se détache t elle de notre corps quand nous mourrons ?
Pour aller où ?

Dieu existe-t-il ?
Si oui se confond-il avec l’infini ? Est-il partout dans les choses et les êtres ?
Est-il le créateur ou le grand architecte de l’univers ?
Les écritures, les religions, les cultes et les rites le concernant présentent-ils un intérêt ?
Si oui lequel ? Si non pourquoi ?

La plupart des hommes n’ont pas de réponses très précises à ces questions métaphysiques.
Sur ces sujets, comme sur d'autres, souvent plus prosaïques, il est possible à chacun d'avoir soit des intuitions, des croyances, des doutes, des raisonnements, des expériences et des preuves scientifiques, contre ou en faveur, et peut être encore plusieurs ou toutes ces choses à la fois.

On voit déjà que certaines questions sollicitent plutôt la raison et d’autres plutôt l’intuition. Par contre, la foi est rarement sollicitée par les questions. Elle fait elle-même les questions et les réponses.

On peut exercer ces trois notions de façon symétrique et réflexive. On peut avoir des intuitions sur ce qu’est véritablement l’intuition ou la raison, mais on peut aussi raisonner sur la foi et la raison ou avoir foi en son intuition. On peut aussi avoir foi dans sa foi, même si l’infini de l’infini reste toujours l’infini.

Sur la question de l’âme, selon Duncan Mac Dougall, elle pèse très exactement 21 grammes. De façon tout à fait rationnelle, il a pesé six personnes avant puis après leur décès. Cela se passait en 1907.
Quelques siècles plus tôt, Platon affirmait que l’âme existait bien, qu’elle était séparée du corps, mais qu’elle se confondait avec l’homme lui-même, qu’elle était un « mouvement qui se meut soi-même ». Elle comportait 3 niveaux : le désir, la passion et la raison ou l’esprit. La forte capacité à raisonner du philosophe grec s’appuyait vraisemblablement sur une intuition hors du commun.

Définitions


Mais comment définir ce qu’est exactement l’intuition, la foi et la raison et les rapports que ces trois concepts entretiennent les uns avec autres ?

L'intuition
L'intuition est un mode de connaissance immédiat, ne faisant pas appel à la raison.
Une intuition n'est jamais la conclusion d'un raisonnement conscient. Elle prend la forme d'un sentiment d'évidence quant à la vérité ou la fausseté d'une proposition, qu'on ne peut pas toujours justifier. On aura par exemple l'intuition que telle action est juste, sans savoir pourquoi elle est juste. Tout se passe comme si notre cerveau était capable de synthétiser des informations sans passer par le circuit logique du raisonnement. De plus, il est difficile de déterminer la nature et le canal d'acquisition de ses informations.
Elle est généralement perçue comme instantanée bien qu'elle puisse en réalité puiser sa pertinence dans des souvenirs enfouis dans l'inconscient ou le subconscient. Les intuitions pourraient être des sortes de synthèses résultant d'informations que nous mémorisons et de perceptions que nous n'avons pas conscience d'enregistrer. Ces synthèses s’opéreraient préférentiellement dans le cerveau droit qui est plus apte au fonctionnement créatif et imaginatif tandis que le cerveau gauche (siège du langage) travaillerait selon un mode plus logique et rationnel. On associe souvent la sensibilité à l’intuition. On parle parfois de 6ème sens. Il semble que les femmes soient plus douées que les hommes dans ce domaine.
Pour Jean Paul Sartre ; « Il n’est d’autre connaissance qu’intuitive. La déduction et le discours, improprement appelés connaissance, ne sont que des instruments qui conduisent à l’intuition. »

La Foi
Contrairement à ce que prétendent certains, la foi n'est pas une forme particulière de l'intuition. Le concept de foi est le plus souvent rattaché aux religions où il désigne la conviction en la véracité d'un ensemble de croyances. Dans le langage courant, le mot peut aussi désigner, plus simplement, une très forte confiance. C'est le sens religieux de la foi qui nous intéresse dans cet exposé. La foi religieuse semble encore aujourd'hui très difficile à définir. Selon Durkheim, c'est la confiance et l'adhésion à un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées (c’est-à-dire séparées, interdites), croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent ». Il faudrait alors définir le mot Eglise dans un sens très large qui englobe le temple et la communauté. On notera que dans sa définition, la notion de Dieu, qui peut prendre un sens soit philosophique soit religieux, n'est pas citée.

Pour résumer, l'intuition est un mode de connaissance immédiat très naturel, neurobiologique, la foi est la confiance en un système de croyances associées à la pratique d'un culte religieux, païen ou néo-païen.
La foi c'est en même temps le concept le plus simple et le moins pénétrable des trois. C'est le plus simple car il repose exclusivement sur la vérité révélée et la confiance donnée. Il est impénétrable, comme la voie du Seigneur, car il est très lisse. Il offre peu d'aspérités aux efforts de la raison.


La Raison

Qu'est ce que la raison ?
Depuis Socrate, Platon et Aristote, en passant par Descartes, Spinoza, Leibniz et Kant, ce concept a été très étudié et controversé et encore aujourd’hui, il est difficile de trouver une définition qui fasse l’unanimité. Il semble assez vrai de dire que la raison est étroitement liée à l’essence et à la spécifité de l’être humain. Qu’elle est foncièrement critique et réflexive. Càd qu’elle doute, remet en cause toute vérité et se remet en cause elle-même.
La raison est une faculté de l’esprit humain de distinguer ce qui est vrai ou bien de ce qui est faux ou mal mais aussi de trouver des relations de cause à effet et de combiner les opérations logiques. Dans cette définition qui rejoint celle de la rationalité, on englobe très largement le simple bon sens, le discernement, la logique, la déduction et le sens courant de ce qui est raisonnable.
La raison recouvre le champ des sciences, mais elle possède également une fonction morale. On retrouve cette signification dans l’être raisonnable.
La raison s'enrichit des faits et observations du réel. Elle permet de faire des inductions et des généralisations. Dans ce sens on ne peut l’opposer à l’empirisme mais elle contient la démarche empirique, au sens moderne, qui est totalement rationnelle.

On peut distinguer 3 grandes conceptions de la raison.

1) la raison scientifique est la raison rationnelle du géomètre et du physicien, projetée sur le monde et qui permet de déchiffrer l'univers et le cosmos.

2) En second vient la raison éthique. La raison éthique est la raison morale et normative. Elle est un facteur de mesure et de modération dans la pensée et le comportement. C’est la raison du raisonnable.

3) Enfin vient en troisième la raison naturelle qui est définie comme un ordre naturel structurant communément l’esprit humain et la nature. Elle est souvent associée au divin et à la transcendance. Cette conception a été largement discutée dans le passé mais est aujourd’hui assez largement abandonnée par les philosophes. Elle reste cependant une vision assez commune en théologie. Cependant, on pourrait, sans la dévaloriser, la ranger plus facilement du côté de l’intuition ou de la foi.

La raison empirique a longtemps été opposée à la rationalité mais elle est aujourd’hui largement considérée comme une démarche scientifique et rationnelle. Je la rapprocherai donc de la première conception.

Emmanuel Kant a traité des 2 premières conceptions dans ses critiques de la raison pure et de la raison pratique. Et finalement ce sont les deux principales formes qui nous intéressent, la scientifique et l’éthique.

On oppose généralement la raison à différents concepts. Parmi eux l’intuition ou l'imagination, la croyance ou la foi, mais aussi la déraison ou la folie. Il faut donc se rendre à l’évidence ; la raison est bien une notion complexe et polymorphe.

***

Après avoir défini plus précisément ces trois qualités très cérébrales que sont la Raison, l’Intuition et la Foi il faut très rapidement préciser qu’elles constituent trois façons d'appréhender et de décrypter le monde qui ne sont pas contradictoires ni incompatibles. Il n’y a donc, a priori, aucune bonne raison, de donner plus de crédit aux unes qu’aux autres. Mais cela mérite peut-être un développement.

J’ai organisé ce développement autour de 9 questions qui sont abordées de façon assez concise en essayant d’utiliser ma raison, mon intuition et ma foi.

Ces questions sont :
1. L’évolution
2. La folie
3. La femme
4. Dieu, le cosmos et l’infini
5. La nature et la grâce
6. La contingence
7. L’invisible
8. La religion
9. La science


L’évolution

On peut penser que la raison et la morale sont apparues chez l'homme au cours de mutations génétiques et dans un modèle d'évolution naturelle de type darwinien. De la même façon que l'intuition est venue aux animaux plusieurs centaines de millions d'années auparavant.

Depuis l'aube de l'humanité, la croyance en des divinités animistes a permis à l'homme de se doter d'un canevas de compréhension du monde et surtout de trouver une cause aux agressions de la nature. La colère ou la mauvaise humeur de telle divinité pouvait être atténuée par une danse ou un sacrifice. La raison préexiste très probablement, mais elle ne fait l’objet d’une attention particulière que depuis l'antiquité grecque, où elle a fait son apparition dans le discours philosophique.

D'un autre point de vue, si l'on considère que l'homme a toujours bénéficié d'un cerveau avec deux hémisphères, le gauche abritant la raison et le droit l'intuition, alors la raison et l'intuition sont immémoriales, contrairement à la foi. Plus prosaïquement, les deux premières sont livrées d'origine alors que la foi est en option. Et Dieu sait si certaines options sont utiles.

‎Certains prétendent même que la raison devrait abdiquer devant la foi. N'est-ce pas prendre un peu le problème à l'envers ? La Foi n'est-elle pas un avatar (ou une flamboyance selon le point de vue où l'on se place) de la Raison ? L'animal intelligent qu'est l'homme a commencé à développer sa raison pour s'adapter et survivre. S'il n'avait eu que la foi, nous ne serions probablement pas là ! Donc la foi est arrivée après. Non comme un résidu du cerveau reptilien mais comme un épiphénomène de la raison, du cortex. Donc toute foi qui ne serait pas issue de la raison serait une folie, une démence. Mais toute foi bâtie sur la raison n'est pas obligatoirement raisonnable.


La folie

Peut-on ranger la foi dans le giron de la folie et les justifier toutes deux comme une dimension utile et respectable de la personne humaine ?

La raison s'oppose à la foi, à la superstition, à l’irrationnel, à la folie, mais aussi à la passion. Si l’on considère une foi non dogmatique mais quand même éclairée, il y a un lien fort entre la foi, la folie et la passion qui sont parties intégrantes et incontournables de la condition humaine. Elles sont la face dite obscure de la personne. Celle qu'on essaye de refouler sur la base d'une morale sociale bien intégrée. Mais on peut aussi voir ici l'obscurité non comme la part sombre et négative, mais comme le Mystère, l'Inconnu qui attise la curiosité. D’ailleurs selon l’écrivain anglais G.K. Chesterton, « Le fou n’est pas l’homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison. »

La foi et la raison sont le yin et le yang de l'esprit. Le yin c'est le mystère de la foi mais aussi celui de la folie et de la passion que l'on ne peut pas appréhender par le yang de la rationalité, mais qui la complètent en lui donnant de la nuance et du recul. Cette rationalité qui a justement été promue par le mouvement des Lumières à une époque où la religion était devenue un frein à l'émancipation de l'homme, et représentait donc une force obscure. Aujourd'hui, à mon sens, le vrai combat n'est pas contre les religions mais contre les intégrismes et les fanatismes que ce soit en religion ou en politique. Mais aussi contre toute forme de racisme, d’eugénisme et de sectarisme.


La femme

L'homme possède en lui une part de féminité. De même la femme possède en elle une part masculine. Dans son dernier livre, la Voie, Edgar Morin suggère que chacun gagnerait à se rapprocher de l'autre en intégrant davantage sa part complémentaire. Quoiqu’ il en soit c'est au moins une réalité que chacun doit accepter s'il veut parfaire sa propre connaissance.

Par ailleurs, les neurosciences nous enseignent que chaque hémisphère du cerveau est spécialisé. Le cerveau gauche serait plutôt rationnel et du genre masculin et le droit serait plutôt intuitif et du genre féminin. Je suggère donc que raison et intuition sont complémentaires et que chacun y gagnerait à les utiliser conjointement et de façon équilibrée.

J’ai vu samedi dernier un film libanais très beau qui raconte l’histoire des femmes d’un village qui mettaient en place des stratégies collectives pour contrer la folie des hommes à s’entretuer régulièrement pour des motifs religieux. A la fin les femmes musulmanes se convertissaient au catholicisme et les chrétiennes se convertissaient à l’islam, plongeant leurs époux et fils dans la perplexité. « Et maintenant, on va où ? ». C’est le titre du film de Nadine Labaki. Je crois, et cette histoire en est la preuve, que les femmes sont plus douées que les hommes pour faire fonctionner ensemble et harmonieusement leurs deux hémisphères.


Dieu, le cosmos et l’infini

Et Dieu dans tout cela ?

La raison possède donc des limites, notamment celle d’expliquer Dieu, le cosmos et l’infini. On peut raisonner jusqu’à un certain point et on est souvent obligé de poser des hypothèses qui ne sont pas complètement rationnelles.

On peut concevoir deux façons d'aborder Dieu, le cosmos et l'infini.
Soit Dieu existe, soit il n'existe pas et la question des origines reste ouverte.

Si dieu existe il peut se concevoir suivant deux principes fondamentaux antagonistes. Sur le principe de la foi qui vénère un Dieu et une religion révélée. Sur le principe de la philosophie qui avance le concept d'un principe créateur, ce que certains ont nommé le Grand Architecte de L’Univers, sur la base d'une réflexion pouvant mettre en jeu les deux hémisphères du cerveau. Pascal affirmait qu'on pouvait accéder à Dieu par 2 voies distinctes: la Raison qui par la connaissance discursive parvient à l'être suprême, et le Cœur, c.à.d. l’intuition qui saisit Dieu directement et spontanément.

Je pense que les deux voies conduisent de concert à ce questionnement spirituel, de même que la Nature et la Grâce sont deux explications complémentaires sur la vie et le cosmos qui sont toutes deux à la fois endogènes et exogènes à l'entendement humain, qui l'animent et qui l'englobent. L'amour est à la confluence des deux. Il n'est ni complètement biologique ni complément spirituel. Il est les deux à la fois, dans une alchimie de l'esprit et du cœur.

Et puis dans l'infini il y a "non fini" et donc il y a l'homme dans sa finitude qui questionne Dieu dans son infinitude.


La nature et la grâce

Terrence Malick ouvre son film "The Tree of Life" par une réflexion sur la Nature et la Grâce. La Grâce ou la main de Dieu est douce et chaude. Elle aime, pardonne, enveloppe. Elle est cohérente et rassurante, aérienne et évanescente. La nature est froide ou parfois brulante. Elle reprend le lendemain ce qu’elle a donné la veille. Elle nourrit comme elle affame. Elle engendre comme elle tue. Elle est tellurique et violente, paradoxale et cyclique, chaotique et divinement ordonnancée.

« La Grâce se fait insulter, réprimander, écraser mais ne bronche pas. C’est l’amour et le désintérêt, la plus pure forme du don ». Elle est incarnée dans le film par la mère.

« La Nature cherche le profit, à s’imposer sur les autres et à survivre ». Elle est incarnée par le père.

Concernant la Nature et la Grâce, je pense finalement que le père comme la mère possède les deux en lui. L’homme a sa part de féminité et de grâce. La femme a sa part de virilité et de nature brute. Ce que l’un incarne en yang, l’autre le possède en yin.

C'est Leibniz qui a introduit en 1714 cette dualité entre la Nature et la Grâce dans ses "Principes de la Nature et de la Grâce fondés en Raison". Il conçoit Dieu comme un grand architecte ou un géomètre génial qui a créé l'univers avec un souci d'économie et d'écologie maximales. Il produit le meilleur des mondes possibles avec un maximum d'effets pour un minimum de causes. La cause ultime étant lui-même.

Sur le plan économique, Dieu a doté la nature d'un principe d'évolution des espèces. La Nature évolue imperceptiblement par mutations successives à partir de l'impulsion de départ. Elle ne progresse pas par saccades mais de façon continue et harmonieuse. Elle utilise des enchainements rationnels, des formes esthétiques, des formules logiques et des proportions harmonieuses. Par cela la Nature démontre un caractère grandiose et une beauté divine.

Sur le plan écologique, Dieu a doté la Nature d'un principe de cohabitation entre les espèces. Ces dernières sont compossibles c.à.d. que non seulement elles ne se détruisent pas mutuellement, ce qui aboutirait à une extinction progressive de la vie, mais elles se combinent pour donner de nouvelles créations. Donc foncièrement la Nature est belle et porte en elle la marque de la Grâce divine. Elle suffit peut-être à donner un sens à notre vie et à en surmonter les péripéties.

Selon Leibniz, le règne moral de la Grâce est en harmonie avec le règne physique de la Nature.


La contingence

La contingence est un vrai défi à la foi et à la raison.

La Nature n’est sûrement pas le fruit du hasard, mais alors, quelle est donc la raison qui fait que les choses ont été ordonnées de façon si belle et redoutable ? Quel est le principe immanent qui nous met face à notre ignorance ? Peut-on rationnellement croire que quelque chose puisse exister sans raison ?

La contingence nous renvoie à notre subjectivité.
La perte d'un enfant est un drame, une catastrophe pour la famille. Par contre, vue sur le niveau planétaire ou même national, c'est une statistique.

De même, la collision d'une météorite avec la Terre a pu causer des cataclysmes et la disparition de nombreuses espèces dont les dinosaures. A l'échelle de l'univers, c'est pourtant un épiphénomène.

Une cellule cancéreuse ou un gêne défectueux peut bouleverser la vie d'une personne ou d'une famille, mais au niveau de la vie biologique d'une communauté c'est quasiment indécelable et sans effet.

Tout est question de point de vue.


L’invisible


Selon Saint Augustin, la foi dans les choses invisibles n’est pas en elle-même irrationnelle, mais elle fait partie de la vie humaine, sur un mode raisonnable et nécessaire : « Croire qu’on n’est pas aimé parce qu’on ne voit pas l’amour, ne pas rendre affection pour affection parce qu’on s’en croit dispensé, ce n’est pas là un acte de sagesse, mais une réserve odieuse ; et si nous ne croyons pas à ce que nous ne voyons pas, si nous nions les volontés des hommes, parce qu’elles échappent à nos yeux, il en résultera un tel trouble dans la société que tout sera renversé de fond en comble» (fin de citation).

La foi est une adhésion de l’âme qui nous fait saisir les principes premiers et nous met en possession de la vérité. C’est une croyance en quelque chose d’invisible, et Saint Augustin répond à ceux qui affirment que l’on ne peut croire en ce qui ne tombe pas sous les sens (sens externes ou sens interne) que nous croyons toujours à certaines choses que nous ne percevons pas, telle que, par exemple, la bienveillance d’un ami. L’esprit humain ne peut donc se passer de foi, à moins de vivre comme une bête.

Tout comme la philosophie et l'art de leur côté, la foi s'intéresse aux questions existentielles concernant le sens de la vie, la présence de l'au-delà, l'existence de Dieu, la relation des Hommes avec le divin, et s'oriente donc sur le « pourquoi » de l'existence. Ce qui est invisible pour les yeux.


La religion

La foi semble compatible avec la raison et avec l'intuition mais en réalité elle est un peu plus compatible avec la seconde qu'avec la première. Des chercheurs ont cependant mis en évidence que l'inhibition de certaines fonctions du cerveau gauche était de nature à développer le sens du sacré et du divin chez le sujet. Si l’on neutralise le fonctionnement de l’hémisphère principalement utilisé pour la raison, le cerveau développe son approche du monde sur des schémas proches de l’intuition et de la foi. Un peu de la même façon que la personne qui perd accidentellement la vue va sur-développer ses autres sens que sont l’ouïe, l’odorat et le toucher.

Mais je m’égare… Revenons à la religion.
« La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. » (extrait de l'encyclique « Fides et ratio » écrite par Jean-Paul II en 1998).
Selon le pape, la science explique le comment de l'univers et de la vie. La foi tente d'expliquer le pourquoi.
En 1996 Jean Paul II a reconnu que la théorie de l'évolution de Darwin était « plus qu'une hypothèse ». C’est un bon début mais il a quand fallu plusieurs dizaines d’encycliques pour parvenir à ce maigre résultat. Une constatation assez triviale mais qui n’est pas encore enseignée dans toutes les écoles puisqu’aux Etats-Unis, qui se prétend l’un des pays les plus développés du monde, mais qui pratique encore la peine de mort et qui enseigne à ses bambins que Dieu à créé le monde en 6 jours et qu’il a pris une côte à l’homme pour créer la femme.

Le baron philosophe Paul Henri Thiry d’Holbach, qui a collaboré à l’encyclopédie de Diderot, écrivait dans sa Théologie portative en 1768 que Adam "C'est le premier homme. Dieu en fit un grand nigaud qui, pour complaire à sa femme, eut la bêtise de mordre dans une pomme que ses descendants n'ont point encore pu digérer."

La cour suprême des états unis a jugé en 1967 que les thèses créationnistes étaient contraires à la constitution. Cela n'a pas beaucoup entamé le succès et la virulence de ce mouvement. En 2005 un sondage montrait que 64 % des Américains étaient favorables à l'enseignement du dessein intelligent en plus de la théorie de l'évolution et que 38 % ne voulaient pas que la théorie de l'évolution soit enseignée dans les écoles publiques.


La science

Pour Martin Luther King, « Il peut y avoir conflit entre hommes de religion à l'esprit fragile et hommes de science à l'esprit ferme, mais non point entre science et religion. Leurs mondes respectifs sont distincts et leurs méthodes différentes. La science recherche, la religion interprète. La science donne à l'homme une connaissance qui est puissance ; la religion donne à l'homme une sagesse qui est contrôle. La science s'occupe des faits, la religion s'occupe des valeurs. Ce ne sont pas deux rivales. Elles sont complémentaires. La science empêche la religion de sombrer dans l'irrationalisme impotent et l'obscurantisme paralysant. La religion retient la science de s'embourber dans le matérialisme suranné et le nihilisme moral ».

Pour ne citer qu’ Einstein, Reeves et Jacquard, des nombreux scientifiques ont également pointé le risque du scientisme, et resitué leur pensée dans une perspective humaniste.
La raison est un rempart contre le dogmatisme et l'obscurantisme. Mais trop de raison peut tuer la raison !
La raison est un acquis des Lumières qu'il faut sauvegarder précieusement et mettre en avant à chaque coup de butoir des courants illuminés ou simplement allumés. Si c’est de la folie qu’il faut l’abriter, pour mieux la protéger il faut lui donner une place relative de cohabitation et non l’ériger en nouvelle religion.

Pascal écrivait dans ses pensées : il y a 2 excès : exclure la raison et n’admettre que la raison. C’est une évidence qu’il est bon de répéter.

Quand on évoque une problématique binaire entre raison et foi on tombe logiquement dans la controverse entre sciences et religion. C'est un peu pour cela que j'ai rajouté un troisième élément, l'intuition, pour sortir de ce dualisme et tenter de trouver une approche moins manichéiste.


Conclusion


La raison permet la perception du monde sur un mode logico-déductif. Une décision raisonnable doit être pragmatique et saisir les limites mesurables du monde. Quand l’intuition laisse advenir l’invisible et l’impossible, la raison se restreint au visible et au possible. Là où l’intuition fait la part belle au ressenti, la raison s’attache aux lois physiques, à la mécanique des objets, des causes et des conséquences, c’est-à-dire à une démarche froide et dénuée d’émotion.

Il est vital de rêver et de croire. Et chacun peut croire ce qu'il veut à partir du moment où il respecte les croyances des autres et surtout à condition qu'il se respecte lui même comme être doté d'intelligence et d'une faculté qu'on appelle la Raison. Cette dernière nous intime que le monde a plutôt 15 milliards d'années que 6000 ans, que l'homme vient de la bactérie et du primate en passant par le poisson par une loi de l'évolution des espèces et non créé à son image par un dieu à barbichette blanche. La raison affirme que n'y a qu'une seule race et que nos ancêtres communs étaient noirs et vivaient en Afrique. A la différence des religions, la raison a beaucoup appris de la science et de la philosophie. Par contre la raison n'apporte pas de solution toute faite sur la mort, l'immortalité de l'âme, le bien et le mal. Mais plutôt que de dogmatisme, de simplisme, et de populisme, en la matière, nous avons besoin d'intelligence, de poésie et d'éthique.

Pour finir, j’aurai pu préconiser de « rajouter un peu de finesse dans un monde de brutes » mais je donnerai la parole au renard de Saint-Exupery qui nous livre son secret : "on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux".


Bibliographie :


« Le Dieu des philosophes ? Entre foi et raison » - Laurence Vanin-Verna
http://www.librairiedialogues.fr/livre/235242-le-dieu-des-philosophes-entre-foi-et-raison-laurence-vanin-verna-ellipses

« L'Erreur de Descartes » - Antonio Damasio
http://www.scienceshumaines.com/l-erreur-de-descartes-antonio-damasio-1994_fr_24694.html

«Voyage au-delà de mon cerveau» - Jill Bolte Taylor
http://www.lefigaro.fr/livres/2008/11/07/03005-20081107ARTFIG00018-l-incroyable-guerison-du-dr-jill-bolte-taylor-.php

« La Voie » - Edgar Morin
http://dialoguesenhumanite.org/331-la-voie-edgar-morin
http://www.rue89.com/entretien/2011/01/23/edgar-morin-une-voie-pour-eviter-le-desastre-annonce-187032

« Principes de la nature et de la grâce fondés en raison » - Gottfried Wilhelm Leibniz
http://fr.wikisource.org/wiki/Principes_de_la_nature_et_de_la_gr%C3%A2ce

« Critique de la faculté de juger » - Emmanuel Kant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Critique_de_la_facult%C3%A9_de_juger

« L'Âme et la Vie » - Carl Gustav Jung
http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%82me_et_la_Vie

« Le divin dans l'homme » - C.G. Jung
http://www.cgjung.net/publications/cazenave/index.htm
http://www.adhes.net/Documents/Extraitsdelivres/CGJung/LEDIVINDANSLHOMME.aspx

« La raison » - Michel Delattre
http://www.decitre.fr/livres/La-raison.aspx/9782868501165

« La raison au XXème siècle » - Bertrand Saint-Sernin
http://www.institut-de-france.fr/minisite/seance-cinq-academies/saint_sernin.php
http://www.amazon.fr/raison-au-XXe-si%C3%A8cle/dp/2020229323

« La morale» - Philo.fr
http://www.philo.fr/?c=document&uid=L45

« La morale sort de l’ombre » - Paul Valadier
http://www.contrepointphilosophique.ch/Philosophie/Pages/PaulValadier/Morale.doc

« La critique de la raison morale » - Sylvain Reboul
http://sylvainreboul.free.fr/cri.htm
« L'âme et le corps » -. Philosophie magazine n°31, 07/08/2009
http://www.philomag.com/fiche-dossiers.php?id=64

philosophie-spiritualite.com
http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/exist6.htm

« Nietzsche et l’avenir de la religion » dans le dossier « Divin » de la revue « Le portiQue »
http://leportique.revues.org/index199.html

samedi 3 décembre 2011

Lafourchette.com le pour et le contre

Lafourchette.com est un service sympa qui permet de découvrir des bonnes adresses mais il y a le revers de la médaille. Notamment les avis négatifs sont censurés et les notes des internautes sont corrigées à la hausse. Ce qui est assez énervant.
Je vais continuer quand même à utiliser mais il faut décoder les notes ainsi:
moins de 7,5: non fréquentable
7,5 à 8: on peut essayer
8 à 8,5: c'est pas mal du tout
plus de 8,5: c'est top mais pas forcément bon marché
Ci-dessous un échange intéressant sur le sujet.

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Comme beaucoup de consommateurs et de lecteurs sur le web vous vous êtes rendus compte de l'arnaque du genre de Lafourchette.com

Les explications sont multiples, mais la plus en adéquation avec l'article ici est liée au facteur technico-commercial. Lafourchette.com ne pouvant pas forcer le restaurateur à acheter son offre commerciale (abbonement, matériels, commission sur les couverts), alors il le référence tout azimut en espérant qu'il paiera la commission des couverts réservés sur son annuaire. Malheureusement pour l'internaute (client web), il ignore la réalité de la relation entre les restaurateurs référencés et l'annuaire Lafourchette.com!!

Le procédé scabreux de Lafourchette.com est simple et d'une absurdité à tout épreuve! Lafourchette diffuse des offres discount qui sont à 80% voir 90% des leurres, voir de l'escroquerie caractérisée!

Ce qu'il faut savoir c'est que Lafourchette affiche un compteur du nombre de réservation effectuées sur son annuaire de la journée en cours. Malheureusement ce que les gens ne savent pas c'est que 90% de ces réservations sont redistribuées par d'autres petits sites internet (annuaires web) qui n'ont pas les moyens de se payer un serveur de réservation temps réel. Ils sont donc forcés de devenir les esclaves de Lafourchette.com.

Donc lorsqu'un internaute réserve sur un de ces petits site de réservation il n'est donc pas au courant qu'il existe très peu de chance que le restaurateur référencé ne soit pas interfacé avec l'outil distribué en ligne de Lafourchette, étant donné que le restaurateur référencé Lafourchette n'a pas les moyens de payer l'offre commerciale de Lafourchette! (environ 60/70EU.HT/mois + 2eur par couvert de commission!!)

Lafourchettte diffuse donc un tissu de mensonges aux consommateurs et aux restaurateurs.

Lorsque vous verrez une "Web Pub" annonçant qu'un restaurant référencé sur Lafourchette a rempli son service midi ou soir grâce à l'annuaire Lafourchette.com, c'est du au fait que Lafourchette a négocié avec ce restaurateur pour lancer un effet purement médiatique! Le restaurateur en question qui réalise un discount de 50% à 80% ne gagne pas d'argent, c'est évident!!! Donc il limite ce type d'offre discount sur une toute petite partie de sa Carte Restaurant! Et OUI!!!!! résultat, lorsque l'internaute arrive chez le restaurateur soit l'offre n'est plus disponible car le stock est écoulé, ou bien le restaurateur a stoppé net l'offre discount car il mange son ratio!!!

Croyez-vous vraiment qu'un restaurateur de ce nom veuille vraiment avoir 80% du remplissage de sa salle restaurant avec des offres discount issues de Lafourchette.com!!???! NON!!!

Pour tout vous dire ce modèle économique par commissionnement qui est utilisé pratiquement par 98% des annuaires de réservation internet est voué à disparaître dans quelques années. D'ailleurs d'autres prestataires technologiques sont déjà sur le pied de guerre pour contrer ces pratiques scandaleuses!

J'ai pu voir une offre technologique intéressante qui sera bientôt distribuée à tous les membres hôteliers restaurateurs du Bottin Gourmand et Best Gourmet! Recherchez-là sur Google et vous la trouverez sans difficulté.

Bien à vous,
DikiSpy

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laurence92​c
reponse à dikispy
je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur vos critiques sur le site de la fourchette en ces temps de crise, le site de la fourchette a permis aux restaurateurs de combler leurs salles et d'augmenter leurs réservations.
Pour resumer l'activité de la fourchette, elle met en relation des clients et des restaurateurs. Certains restaurateurs font des promos(meme des grands comme rostang et cagna , guy savoy)et d'autres noms en echange le restaurateur verse une commission d'1.80 euros pas comme chez groupon ou c'est 50 pour cent du prix !
Evidemment le restaurateur n'est pas forcement gagnant il est gagnant si le client revient ou si le client consomme pour avoir un restaurant référencé, je peux me permettre de dire que la reduction que nous offrons est valable sur tous les produits de notre restaurant hors boisson. Je trouve desolant de critiquer à tort un service aussi intéressant peut etre des restaurateurs n'ont pas joué le jeu mais combien d'autres sont honnetes
Laurence

http://forums.france2.fr/france2/cap/fourchette-site-sujet_9235_1.htm
http://zeilloc.fr/blog/2011/05/bon-plan-lafourchette-com/
http://olithee.blogspot.com/2011/02/la-fourchettecom.html

dimanche 13 novembre 2011

La frugalité gourmande


De Ariane
http://ariane.blogspirit.com/apps/m/archive/2011/09/11/connaissez-vous-luigi-cornaro.html
Luigi Cornaro, italien du 16e siècle est célèbre (enfin, tout est relatif...) car il est mort à 102 ans après avoir prolongé sa vie en bonne santé grâce essentiellement à l'alimentation : il a écrit un texte à ce sujet : "De la sobriété - Conseils pour vivre longtemps".
On me l'avait présenté sous cet angle de la sobriété, donc mangeant très peu de façon très raisonnable. Un chantre de la restriction, ai-je donc pensé. Très peu pour moi ! Mais j'ai été un peu plus loin et j'ai lu ses écrits. En fait, je l'ai trouvé plus proche de mon approche que je ne l'imaginais car il prône avant tout... l'écoute de soi ! Ses principes concernant l'alimentation peuvent en fait se résumer en deux mots : quantité et qualité.
En effet, il explique qu'il a passé beaucoup de temps à déterminer la quantité de nourriture dont il avait besoin (beaucoup moins que ce qu'on lui recommandait) en étant très à l'écoute de son corps, de sa faim et de ce qui le rassasiait. Un proverbe lui est cher (il pourrait intéresser les personnes qui ont du mal à s'arrêter quand elles sont rassasiées) : "la nourriture qu'on s'abstient de prendre quand on a bien mangé profite plus que celle qu'on a déjà prise"...
Ensuite, il parle qualité des aliments. Là encore, c'est une écoute très attentive, qui lui a pris beaucoup de temps, des effets des aliments sur son corps, qui lui a fait déterminer quels aliments conserver car ils convenaient à son tempérament et lesquels sortir au contraire de ses repas.
Il n'a aucun interdit a priori et seul l'impact des aliments sur son corps, sa forme, son énergie lui importe. Il a d'abord essayé les aliments qui lui étaient agréables au goût mais il a renoncé à ceux dont le "mal" qu'ils lui faisaient était supérieur à ce plaisir. Parmi eux, le vin froid, certains poissons, le porc, les tourtes, les pâtisseries mais aussi les fruits, les potages de légumes... Voici en revanche l'alimentation qui a eu des effets si bénéfiques pour lui : la base, c'est du pain, la panade (un bouillon de viande qu'on mange avec du pain) ou un bouillon ou un potage ; puis de la viande : veau, chevreau, mouton, poulet, perdreau, divers gibiers ; des poissons de mer et de rivière : dorade, brochet, etc. Et s'il avait moins de moyens, ce serait tout simplement pain, panade et oeuf. On est alors loin des préceptes nutritionnels d'aujourd'hui, basés en principe sur des connaissances beaucoup plus scientifiques...
Attention, il ne dit jamais que ce sont cette quantité et ces aliments particuliers qu'il recommande de manger. Surtout pas ! Au contraire il pense que chacun est seul à pouvoir se connaître vraiment et chacun peut avoir des besoins différents. Et si cette alimentation lui a permis de vivre si vieux, ce n'était pas forcément le premier effet recherché, mais surtout d'être moins malade et davantage en bonne forme et plein d'énergie pour vaquer à diverses activités.
Il recommande de lutter contre les envies de manger des aliments nocifs : faudrait-il qualifier cela de régime restrictif ou d'attention pour soi ? Selon lui le bénéfice de bien-être et de forme est tellement important que cela en vaut la peine. Par ailleurs, le manger émotionnel est peu évoqué, mais c'est sans doute essentiellement un trait de notre époque.
Pour ma part, très souvent, quand un patient me pose une question sur les éventuels méfaits de tel ou tel aliment courant, je lui retourne la question "quel effet il vous fait à VOUS ?". Car il y a peu de règles universelles.
http://ehess.philosophindia.fr/inde/theatralite/emotions-et-valeurs/sante-force-beaute.html

dimanche 6 novembre 2011

Histoire de différences, différences d’histoire...


« Histoire de différences, différences d’histoire... ».
Note de lecture du livre de Clair Michalon.
Par Eric Boespflug

C Michalon traite dans ce livre de l’origine des différences culturelles, à partir de 3 facteurs :
- L’oralité VS l’écriture
- Le nomadisme VS la sédentarité
- La précarité VS la sécurité

Oralité VS écriture
Dans les cultures orales :
- la diffusion du savoir est directement fonction du nombre et de la qualité des relations sociales. Dans ce type de culture, le stockage du savoir se fait à l’aide de dictons et de proverbes. Les cultures orales se caractérisent, selon C Michalon, par une prédominance du sens sur les liens de causalité : on ne cherche pas à comprendre le « pourquoi », mais plutôt le « vers quoi ».
- le tri des savoirs s’opèrent selon un « clé » unique. Cette clé, c’est l’utilité sociale que chaque information confère à celui qui la reçoit et à celui qui la donne.
- la distribution du savoir s’appuie enfin sur un très forte structuration du système social : ceux qui « savent » se transmettent le savoir au détriment de ceux qui ne « savent pas ».
Le savoir est en quelque sorte un outil de préservation du pouvoir par les classes dominantes et un facteur de préservation de la structure sociale.
Dans les cultures écrites :
- la diffusion du savoir ne repose plus du tout sur les relations interpersonnelles. Selon C Michalon, l’apparition de l’écriture marque le début d’une « longue marche vers l’individualisme ». Pour la première fois, l’homme n’a plus « besoin » d’autrui pour vivre.
Dans les cultures de l’écrit, la rupture relationnelle n’a effectivement plus de
conséquences sur le niveau de savoir.
- le tri des savoirs n’est plus nécessaire ! Dans les cultures de l’écrit, le savoir est accumulé sans distinction entre ce qui serait utile et ce qui ne le serait pas.
- la distribution du savoir, enfin, ne repose plus sur une forte structuration du système social. C Michalon a même tendance à penser que l’apparition de l’écrit porte en ellemême les germes des premières contestations des organisations sociales.
Par ailleurs, la naissance de l’écriture constitue un « chemin long et lent vers l’abstraction ».
Au tout début, les premières formes de l’écrit sont des « pictogrammes » (1 objet = 1 dessin).
Aux pictogrammes succèdent les « idéogrammes » (1 réalité = 1 signe). Les idéogrammes sont en quelque sorte des pictogrammes qui représentent des réalités concrètes et abstraites (objets + idée).
Enfin, apparaissent les « idéophonogrammes » : ce sont l’association de signes et de sons. Le Japonais et le Chinois sont par exemple constitués d’idéophonogrammes.
Selon C Michalon, les idéogrammes et autres représentations graphiques de l’écriture sont propices à une pensée de type analogique.
A l’inverse, les écritures de type alphabétiques se prêtent d’avantage à un type de pensée analytique.
Dans les écritures alphabétiques, processus de décomposition / recomposition des mots porte instinctivement les hommes à considérer le tout comme la somme des parties.
Dans les écritures idéophonogrammiques, par contre, le tout n’est pas l’addition de parties intrinsèquement distinctes : il a une existence propre.

Nomadisme VS sédentarité
Selon C Michalon, le premier conflit qui oppose des humains est celui des nomades contre les sédentaires.
Les premiers hommes sont tous nomades et c’est par eux que l’homme entreprend sa longue conquête des espaces vierges du monde. L’origine des premiers sédentaires coïncide avec l’apparition des premières sociétés de l’écrit : avec la satisfaction des besoins fondamentaux, l’homme entre dans une nouvelle ère, celle du savoir.
Pour C Michalon, on peut voir le péché originel comme l’abandon forme de vie entièrement tournée vers l’adéquation entre l’homme et son milieu naturel. Selon lui, le jardin d’Eden pourrait donc être une représentation nostalgique des cultures sédentaires à l’égard de leur vie nomade antérieure.

Précarité VS sécurité
Cette distinction est plus que jamais d’actualité. Elle met en évidence les logiques propres qui prévalent dans les sociétés ayant acquis un niveau de bien-être matériel élevé et dans les société guidées par la survie quotidienne.

Conclusion
Pour C Michalon, les cultures sont le fruit d’une complexification croissante des modes de transmission du savoir, des logiques de sédentarité et de logiques de sécurité (ou de précarité).

De fait, il y a :
- des sociétés nomades, de tradition orales et répondant à une logique de précarité. Ex : les indiens d’amérique.
- des sociétés nomades, de tradition écrite et répondant à une logique de précarité. Ex : les touaregs.
- des sociétés sédentaires, de tradition orale et répondant à une logique de précarité. Ex : les ethnies africaines.
- des sociétés sédentaires, de tradition écrite et répondant à une logique de précarité. Ex : les castes indiennes.
- des sociétés sédentaires, de tradition écrite et répondant à une logique de sécurité. Ex : les pays occidentaux.
Etc...

Ce que j’en pense L’urgente nécessité que soulèvent les problèmes de réchauffement de la planète, de réduction des espèces animales et d’accroissement des inégalités (...) ramène, selon moi, à une question de survie de l’espèce humaine. Dès lors, les cultures de la précarité ont beaucoup à apprendre
aux pays occidentaux pour permettre la transition d’une logique de sécurité à une logique de précarité, certainement plus à même de répondre efficacement aux défis que posent le développement durable.
Cependant, on peut s’interroger sur la capacité des occidentaux à intégrer la question de la survie du groupe à une dimension individuelle...
Tant que la logique de sécurité prévaudra sur la logique de précarité, on risque fort de voir le développement durable se réduire à des actions à proprement parler « rassurantes », c’est à dire incapables de traiter d’autre chose que du « risque » (par rapport aux explosions chimiques, par rapport aux appels à boycott, par rapport à tout ce qui, in fine, pourrait porter atteinte à l’image et au CA).

http://www.ba-consultants.com/pdf/histoire%20de%20differences%20clair%20michalon.pdf

samedi 5 novembre 2011

Droit d’ingérence, devoir d'ingérence ou devoir de réserve ?


Résumé :
Ne pas intervenir serait en quelque sorte un délit de non assistance à peuple en danger...
Un devoir de réserve est irrecevable sur le plan de l'éthique du vivre ensemble sur la même planète. Par contre il existe bien un devoir de réflexion, de concertation et de modération.

Développement :
Pour le pays qui fait l'objet d'une ingérence il est souvent question de son droit à ne pas rester dans l'indifférence vis à vis des autres pays de la planète.
L'ONU dénie à ses membres le droit à l'indifférence.
L'ingérence, justifiée par des raisons humanitaires, vise à rétablir les droits fondamentaux du citoyen, à commencer par celui de pouvoir vivre sans entrave majeure. Dans les pays totalitaires où les droits du citoyen sont bafoués (pas de droit de vote, persécutions politiques, tortures, répressions sanglantes, etc.), il s'agit de destituer le dictateur et de mettre en place un régime démocratique.
C'est le siècle des Lumières qui a redonné ses lettres de noblesse au devoir d'ingérence. Mais ce devoir a déjà fait l'objet de controverses au XVIIème siècle avec Hugo Grotius qui est l'un des pères du droit international.
Car quand il s'agit du respect des droits de l'homme, il ne s'agit plus seulement d'un droit mais bien d'un devoir. C'est une obligation éthique d'assister les peuples pour la restauration de leurs droits élémentaires et de leur souveraineté.
C'est même un devoir inscrit dans le droit pénal international depuis 1988.
Mais le droit international ne définit pas de hiérarchie explicite entre droits de l'homme et souveraineté nationale. Il n'existe donc pas de réponse strictement juridique à la question de savoir si un État illégitime au regard des droits de l'homme reste légitime dans son opposition à toute intervention étrangère.
Intervenir est un délit contre la souveraineté nationale d'un pays.
Mais ne pas intervenir serait en quelque sorte un délit de non assistance à peuple en danger.
Cette nécessité, si elle ne fait pas l'unanimité, reste dictée par la conception morale de ce qu'est une société juste et du respect dû à toute personne humaine. Car au-delà de l’émancipation d’autres peuples prisonniers de traditions ou de systèmes politiques archaïques, c'est bien du respect des valeurs républicaines et démocratiques portées par les lumières et la révolution dont il s'agit.
Les droits de l'homme ne sont pas un acquis qu'il faut protéger mais un combat permanent pour qu'ils soient moins bafoués.
Mais l'ingérence, si elle est un devoir, ne doit pas se faire n'importe comment. Sans forcément évoquer la théorie du complot, il est évident que sous couvert de bonne conscience humanitaire, certaines puissances peuvent profiter de l'occasion pour conforter des positions géo stratégiques, politiques ou économiques. On peut même soupçonner certains d'en faire un objectif prioritaire. On remarquera au passage que c'est rarement les pays pauvres ou anciennement colonisés qui font de l'ingérence chez les pays riches ou anciennement colonisateurs. Et ce n'est pas que pour des raisons de civilisation plus ou moins avancée sur le plan des droits de l'homme.
L'ingérence doit donc se faire avec l'autorisation ou sous l'égide d'une autorité éthique supranationale telle que l'ONU.
Elle doit également afficher des objectifs et des moyens clairs et validés par cette dernière.

Il y a dans la question du droit de réserve quelque chose de l'ordre de l'humour anglais que l'on retrouve dans certains jeux télévisés du genre de "qui c'est qui veut gagner des millions?" ou la dernière réponse est toujours décalée et très fausse pour permettre au télé joueur de se détendre un peu. Le rédacteur, non sans malice, ouvre une porte à la franche rigolade et parfois au défoulement quand les questions précédentes sont trop faciles ou trop ardues.
Que veut dire devoir de réserve quand nos voisins, d'une autre nationalité certes, se font assassiner ou torturer pour leurs idées et parfois exterminer pour leurs croyances religieuses ou leurs origines ethniques?
Ne s'agit-il d'une réserve comparable à celle qui pourrait être invoquée lorsque l'enfant des voisins se fait martyriser par ses parents, ou qu'une femme se fait violer sous nos yeux dans une rame de métro ?
Quel devoir de réserve avons-nous quand on rafle et déporte des juifs ou quand on jette des harkis dans la Seine ?
Dans ce cas de figure, même s'il est important d'évaluer la situation, d'apprécier ses chances de réussites et l'éventualité de "dégâts collatéraux", on peut parler de quelque chose entre l'indifférence et la lâcheté.
La comparaison peut susciter la réflexion mais elle ne doit pas nous détourner de la question qui nous est posée qui est bien celle de l'ingérence humanitaire au niveau international. C'est à dire concernant les droits de l'homme puisque tout ce qui est humanitaire touche les droits de l'homme et vice versa.
Même s'il y a des similitudes, la question posée n'est pas celle de la non assistance à personne en danger ou de notre position personnelle sur l'assistance qu'il faudrait apporter à un peuple en danger. Mais bien celle qui est un sujet brûlant de la politique internationale de ces dernières décennies, qui concerne l'ingérence qu'une nation ou un groupe de nations peut légitimement opérer pour assister le peuple opprimé d'une nation tierce.
Ne pas traiter de ce sujet précis ou le noyer dans une problématique plus large ou décalée, serait à mon avis, non pertinent, hors sujet.
Peut être pourrait on imaginer un droit de réserve, plutôt qu'un devoir, qui consisterait à justifier de circonstances précises pour ne pas agir. Par exemple un pays pourrait justifier d’une certaine impuissance ou inefficience à agir. On évite de plonger pour porter secours à quelqu’un lorsque l’on ne sait pas nager mais on lance une bouée ou on appelle une personne plus compétente.
Le fait de ne pas agir directement n’empêche pas de faire toutes démarches possibles et imaginables pour apporter son soutien d’une façon ou d’une autre. Aucun pays ne peut se défausser en s’en remettant à un pays plus puissant ou à une autorité supranationale. Par contre il est du devoir de chaque pays d’apporter les moyens qu’il est en mesure de fournir dans la coalition. Le devoir n’est pas celui de la réserve mais de la pro-activité.
Un devoir de réserve est donc irrecevable sur le plan de l'éthique du vivre ensemble sur la même planète. L'ONU refuse à ses membres le droit à l'indifférence.
Par contre il existe bien un devoir de réflexion, de concertation et de modération. Certaines actions doivent être rapides lorsque la situation d'urgence humanitaire l'exige. Mais quelque soit le degré d'urgence il est indispensable d'évaluer les conséquences d'une action d'ingérence pour en fixer le contour en termes d'objectifs et de moyens. Les moyens pouvant comprendre des dimensions diplomatiques (négociations), économiques (restrictions, blocus) ou militaires (avec une graduation très large). Ce n'est que par la concertation avec la communauté internationale que cette action pourra être calibrée, modérée, adaptée et légitimée.

dimanche 30 octobre 2011

Chronologie évolution


13,7 MM - Univers - Big bang
10,0 MM - Etoiles - Planètes
4,5 MM - Terre
3,5 MM - LUCA - Vie sur Terre
2,5 MM - Algue bleue

670 M - Mollusques
550 M - Coquillages
450 M - Poissons
430 M - Plantes terrestres
390 M - Amphibiens - Arthropodes
340 M - Reptiles
325 M - Insectes ailés
230 M - Dinosaures
200 M - Mammifères
170 M - Fleur Nymphéa
145 M - Oiseaux
130 M - Bêtes à plumes

70 M - Primates
65 M - Extinction Dinosaures
50 M - Singes
35 M - Hominoïdes
28 M - Bipèdes
24 M - Hominoïdés
15 M - Hominidés

7 M - Homininés
7 M - Homme de Toumaï
6 M - Millenium Ancestor
5 M - Hominines (Homonidés?)
4,5 M - Australopithèques
3,2 M - Lucy
3 M - Paranthropus
3 M - Taille grossière du Silex
2,5 M - Homo Habilis
2 M - Homo Ergaster
1,8 M - Silex biface
1,6 M - Langage articulé
1,5 M - Homo Erectus

900 m - Migration en Europe et Asie
700 m - Homme de Java
500 m - Domestication du Feu
450 m - Homme de Tautavel
400 m - Homme de Pékin
400 m - Homo Sapiens (ou 200 m?)
300 m - Homo Neandertal (ou 120 m?)
160 m - Adam Y-chromosomique

100 m - Taille fine du Silex
100 m - Homo Flores
100 m - Fabrication de colliers
50 m - Migration en Australie
45 m - Cromagnon
40 m - Mammouth
35 m - Migration en Amérique
30 m - Naissance de l'Art
10 m - Agriculture
8000 bp - Travail du Bronze
3000 bp - Travail du Fer


Dans le groupe des primates, Homo sapiens fait partie des :
Haplorhiniens (plus de rhinarium, mais un nez), au même titre que les tarsiers ;
Simiiformes (arrière des orbites crâniennes fermées), au même titre que les ouistitis ;
Catarhiniens (narines dirigées vers le bas), au même titre que les colobes ou les babouins ;
Hominoïdes (pas de queue), au même titre que les gibbons ou singes hurleurs ;
Hominoïdés, au même titre que l'orang-outan ;
Hominidés, au même titre que les gorilles ;
Homininés, au même titre que les chimpanzés et bonobos ;
Hominines, au même titre que les Australopithèques (éteints), Ardipithèques (éteints) et Paranthropus (éteints) ;
Homo sapiens appartient au genre Homo au même titre qu’Homo habilis, Homo erectus, l'homme de Néandertal ou l'homme de Flores (éteints).
Bien que le terme de race chez les humains soit encore employé, et que les notions de sous-espèce ou de variété soient utilisées dans le monde vivant, il n'existe aucune subdivision biologique à l'intérieur de l'espèce humaine.




http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-chronologie-terre.xml
http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/evolution/ligneehumaine/homo.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_%C3%A9volutive_du_vivant
http://www.hominides.com/html/chronologie/chronologie.php
http://www.geosciences.univ-rennes1.fr/spip.php?article768
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%82ge_de_la_pierre
http://www.snv.jussieu.fr/vie/faq/ts/hominine.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Y-chromosomique
http://www.e-chronologie.org/france/prehisto.php
http://pythacli.chez-alice.fr/cosmologie.htm
http://fr.vikidia.org/wiki/Pr%C3%A9histoire
http://www.youtube.com/watch?v=3PWFdQojiio
http://www.syti.net/EvolutionStory.html
http://www.syti.net/Evolution.html

samedi 22 octobre 2011

Le journal d'Hélène Berr


http://rencontres-et-debats-autrement.org/index.php?page=guila-clara-kessous

2012, pour une république des consciences! Tous candidats!

Campagne "Tous Candidats" from Mouvement Colibris on Vimeo.

Les gens de couleur


Les gens de couleur, ou sang-mêlés ou mulàtres (par extension du terme qui indique de façon plus spécifique uniquement les premiers rejetons du croisement) étaient le produit de l’union entre un blanc et une noire (le cas inverse étant presque inexistant) et de tous les croisements successifs. Les résultats de ces croisements étaient enregistrés et dénommés de façon maniaque dans les colonies françaises, et plus particulièrement dans les Antilles,[3] pour empêcher que la tache noire originelle ne fût oubliée, surtout lorsque à la suite de ces unions mixtes les enfants naissaient entièrement blancs. Il suffit, pour se rendre compte de cette sorte de hantise de la couleur, de parcourir les tableaux insérés par Moreau de Saint-Méry – colon martiniquais, devenu plus tard, sous Napoléon, gouverneur du duché de Parme – dans sa Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l’île de Saint-Domingue, écrite à la veille de la Révolution mais publiée seulement en 1797, à Philadelphie, où l’auteur s’était réfugié à la suite des événements révolutionnaires. La précision presque maniaque faisait partie du caractère de Moreau, mais ici elle ne fait que refléter le calcul méticuleux de la moindre goutte de sang noir, dénonçant l’origine impure et sans rachat qui caractérisait la mentalité des Antilles. Ainsi Moreau, qui n’a pas une attitude spécialement raciste face aux sang-mêlés, établit différents tableaux où l’on peut trouver les combinaisons du blanc, du nègre, du mulàtre, du quarteron, du métis, du mamelouc, du quarteronné, du sang-mêlé, du sacatra, du griffe, du marabou etc., suivi d’autres tableaux où est évalué le pourcentage de sang blanc ou noir qu’on relève aux différentes étapes du croisement. Ce souci classificatoire occupe presque entièrement le chapitre de son ouvrage consacré aux affranchis, autre terme employé comme synonyme de gens de couleur, même s’il y avait aussi des noirs libres.
[...]
"L'Assemblée Nationale reconnaît et déclare que les hommes de couleur et nègres libres doivent jouir, ainsi que les colons blancs, de l'égalité des droits politiques"[29]. En hommage à ce texte, qui les intégrait sans aucune restriction, les hommes de couleur se nommèrent "citoyens du 4 avril". Mais entre temps la situation aux colonies avait précipité. Saint-Domingue, désormais bouleversée par la révolte servile, avait d'autres problèmes à résoudre: on a l'impression que la mère patrie était largement en retard par rapport à la situation réelle de ses colonies. D'autant plus qu'il ne suffisait pas d'une loi pour abolir un préjugé dont la contagion avait gagné tous les niveaux de la société coloniale. L'explosion de racisme qui éclate en France et dans les colonies après la prise de pouvoir de Napoléon - qui, on le sait, rétablit en 1802 l'esclavage aboli par la Convention en 1794 - en est la plus nette confirmation. On pourrait faire recours à beaucoup d'exemples tirés des écrits de l'époque, mais il suffit de citer un bref passage des Égaremens du nigrophilisme, publié en 1802, dû à la plume de Baudry Deslozière (ou des Lozière), ancien militaire, propriétaire à Port-au-Prince et nommé en France historiographe de la Marine: "Hélas! ce sang n'est que trop mélangé dans les Colonies, et cette corruption ne gagne que trop toutes les parties de la France. – Un peu plus, et ce mélange, déjà trop commun ira jusqu'à dénaturer le caractère de la nation, et l'on verra, si je puis m'exprimer ainsi, des Mulâtres en morale comme en physique"[30]. Et, pour conclure, je cite un passage de l'article "Mulâtre" du Grand Larousse universel du XIXe siècle, tiré de l'Histoire naturelle du genre humain du médecin Jean-Jacques Virey[31]: "Les mulâtres et les races mélangées passent pour être, dans les colonies, la lie de l'espèce humaine"[32]. On est entré dans les années sombres qu'Yves Benot étiquette comme époque de "la démence coloniale".[33]
http://www.cromohs.unifi.it/8_2003/biondi.html

La simplicité volontaire


La simplicité volontaire est une attitude qui existe depuis des millénaires, même si le terme est très récent. Il y a 2500 ans, Socrate vivait une existence très simple et il croyait que celui qui possédait peu était plus près des dieux et de l'univers. Les Philosophes Cyniques, ainsi qu'Épicure prônaient déjà la simplicité dans l'Antiquité. Les communautés monastiques furent les premières organisations de vie à choisir volontairement la frugalité et à pratiquer l'autosuffisance. Saint François d'Assise, "l'unique parfait chrétien depuis Jésus" selon Ernest Renan, est aussi considéré comme un modèle de simplicité volontaire. Plus récemment, on peut trouver la trace de cette posture en Europe dans les écrits de Léon Tolstoï et de John Ruskin (Unto This Last), et en Amérique du Nord dans les écrits de Henry David Thoreau (Walden). La vie de Gandhi est un exemple de simplicité.
Aujourd'hui, ce qui est devenu petit à petit un mouvement est représenté, entre autres, par les Compagnons de Saint François ou encore les Communautés de l’Arche de Lanza del Vasto, inspiré par Gandhi, lui-même inspiré par Thoreau et Ruskin. On le retrouve aussi au Québec, province du Canada, sous l'influence de penseurs comme Serge Mongeau et des éditions Écosociété. On peut enfin ajouter comme une des voix actuelles de cette pensée, Pierre Rabhi, agroécologiste et écrivain, et André Gorz, penseur qui prône l'autolimitation des besoins et des consommations.
http://fr.ekopedia.org/Simplicit%C3%A9_volontaire

Les 10 conseils pour débuter
http://simplicite-volontaire.wifeo.com/les-10-conseils-pour-debuter.php
Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont convaincues de la nécessité de s’engager sur la voie de la simplicité volontaire. Mais elles ne savent pas toujours par où commencer, s’il y a des étapes privilégiées pour débuter dans cette démarche.
J’ai essayé de dégager ici 10 conseils qui me paraissent fondamentaux. Puis, de toute évidence, chacun fera ses choix selon ses propres aspirations, s’inventera un nouveau mode de vie en adéquation avec ses goûts, ses passions, son histoire, son environnement, sa famille…
Il parait difficilement concevable de vivre en toute simplicité si nous avons un problème d’addiction à la consommation. Si c’est le cas, c’est la première étape à envisager sans quoi les suivantes n’auront pas de sens, ou seront sources permanentes de contradictions.
1/ Maîtriser ses pulsions d’achat. Ne plus acheter tout et n’importe quoi sur un simple coup de tête, à la vue d’une publicité, en se baladant sur le net ou dans une galerie marchande. Notez sur un petit carnet toute envie d’achat impulsif et imposez-vous une semaine de réflexion. Ce délai vous permettra de prendre du recul et de vous poser les bonnes questions sur la réelle nécessité de cet achat. Une fois sur deux, l’envie se sera évanouie.
2 / et c’est la suite logique du premier point : bannissez toute publicité. Rien de tel, pour ne pas acheter tout et n’importe quoi, que de ne plus se laisser influencer par la publicité. Stop-pub sur la boîte aux lettres, liste orange pour ne plus subir de prospection téléphonique, se désinscrire de tout mail publicitaire et autres newsletters, préférer des chaînes de TV, de radio, des magazines sans pub.
3/ Boycottez les fêtes commerciales et les cadeaux "obligés". Ce n’est pas en fonction du prix d’un cadeau que vous manifesterez plus ou moins d’amour à votre conjoint le jour de la St Valentin ou à votre Maman lors de la fête des mères. Les sentiments ne s’achètent pas. Lorsque vous organisez des fêtes entre amis, donnez-leur la consigne de venir sans cadeau (ou avec un cadeau fabriqué de leurs mains). C’est le plaisir de partager un moment ensemble qui importe, pas de savoir si vous avez offert un cadeau plus somptueux que votre voisin de table.
4/ Apprenez à fabriquer par vous-même, à réparer, à recycler, à acheter d’occasion. Nous vivons dans une société qui a élaboré le concept d’obsolescence programmée. Il faut que les produits durent le moins longtemps possible, deviennent obsolètes par tous les moyens (panne, incompatibilité, mise à jour impossible, etc). Ne vous laissez pas prendre à ces pièges. Apprenez à réparer, bricolez, achetez d’occasion, détournez des objets de leur utilisation première, etc. Apprenez aussi à fabriquer par vous-même des produits d’entretien non polluants ou vos propres produits de beautés. Les recettes ne manquent pas.
5/ Désencombrez votre intérieur. Opération grand ménage, tri des vêtements, des objets inutiles, de la vaisselle fêlée, des casseroles cabossées, des souvenirs ringards, etc. Un voyage à la déchetterie, un autre à l’Emmaüs le plus proche, une vente à la brocante du coin, des dons à des associations caritatives. Enfin, votre intérieur devient zen, vous ne conservez que ce qui est beau, utile et noble. Les objets auxquels vous tenez vraiment sont mis en valeur et les autres vite oubliés. Et du coup, beaucoup plus de place et moins de ménage à faire.
6/ Consommez mieux et localement. Préférez à l’hypermarché qui est à 10 km de chez vous les commerces locaux, les marchés de plein air, les ventes directes à la ferme. Détrompez-vous, ce n’est pas plus cher. Dans un hyper, vous achetez 20 à 30% de choses en plus de votre liste de course du simple fait de la profusion de marchandises qui vous est proposée. Chez le petit commerçant du coin, vous n’achèterez que le strict nécessaire. Les aliments bio ou en provenance d’un producteur local sont bien meilleurs, plus goûteux. Economies d’emballage, de transport, etc.
7/ Apprenez ou réapprenez à cuisiner. C’est beaucoup plus économique que des plats préparés, vous exercez vos talents culinaires, vous maîtrisez de plus en plus de recettes, vous mangez moins d’additifs, de conservateurs et autres E quelque chose. Votre santé y gagnera !
8/ Reprenez en main votre propre santé. Vous êtes votre meilleur médecin. Commencez par une alimentation saine, ce qui est déjà un grand pas vers une parfaite santé. Une hygiène de vie, de la marche, de l’activité physique, un temps de sommeil préservé. Et quand un bobo survient, apprenez à vous soigner naturellement. Privilégiez l’homéopathie, les plantes, les huiles essentielles, les remèdes de grand-mères. Apprenez à mieux vous connaître et privilégiez toujours, en matière de santé, la prévention.
9/ Découvrez les vertus du partage et de l’échange. Moins de biens, plus de liens. Ne vous repliez pas sur vous-même, ouvrez-vous aux autres. Partagez, échangez, privilégiez l’entraide, la fraternité, l’amitié. Recréez avec vos proches des relations authentiques fondées sur la confiance et le désintéressement. Donnez toujours plus sans rien attendre en retour.
10/ Retrouvez du temps pour vous. Abandonnez tous les loisirs passifs (TV en premier lieu), tous les dévoreurs de temps, pour vous consacrer à des passions qui vous motivent vraiment. Nous en avons tous mais nous nous plaignons de ne jamais avoir le temps pour les réaliser. Travaux manuels, loisirs créatifs, jeux avec les enfants, activités artistiques, bénévolat, lecture, apprentissage d’une langue, etc. A chacun son hobby mais de grâce, ne dites plus jamais : ah, si seulement j’avais le temps…
En choisissant la simplicité volontaire, c’est vers une véritable philosophie de vie que vous vous orientez. Votre quotidien prendra très rapidement une nouvelle saveur, vous éprouverez enfin l’ivresse de vous sentir exister, de prendre en main votre vie, de la mener où vous le souhaitez plutôt que d’en subir les aléas. Bonne route !
http://simplicite-volontaire.wifeo.com/les-10-conseils-pour-debuter.php

voir aussi:
http://www.notre-ecole.net/simplicite-volontaire-et-decroissance-document-2007/
http://sergecar.perso.neuf.fr/TPE/simplcite_volontaire/simplicite1.htm
http://simplicitevolontaire.over-blog.fr/article-10475205.html
http://www.objectifsliberte.fr/simplicite-volontaire-sv.html
http://carnet.simplicitevolontaire.org/?p=2444